31 juillet 2010 - 19:00
Match amical
| Lorient | Legia Varsovie | |
| - |
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Match amical
| Rennes | Lorient | |
| 1 | (a.p.) | 2 |
| - |
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| Pl. | Équipe | Pts |
|---|---|---|
| 5 | Montpellier | 69 |
| 6 | Bordeaux | 64 |
| 7 | Lorient | 58 |
| 8 | Monaco | 55 |
| 9 | Rennes | 53 |
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[Médias]
Le mardi 29 décembre 2009 à 23h36 par Erwan
Franco Sosa a fait cette semaine la une de La Gaceta, quotidien de la région de Tucumán.
Franco Sosa a émigré il y a quatre mois et est déjà entré dans le coeur des fans de Lorient. "Sauf pour la nourriture, l’adaptation est facile. Ma maison est près du club et j’arrive même à aller y faire une sieste", a déclaré l’ancien défenseur du Racing qui a déjà marqué trois buts en championnat. Il a profité de la trêve pour visiter ses parents à Monteros. Il a signé pour trois ans et prévoit de passer ensuite à un grand club Européen.
"Jouer dans le football français est merveilleux"
Quatre mois ont passé depuis que Franco Sosa a commencé son expérience européenne. Malgré le peu de temps passé, l’ex-défenseur du Racing est heureux de tout ce qui lui arrive. "Jouer au football français est merveilleux. J’ai démontré que je peux être titulaire malgré une énorme concurrence et j’espère continuer à progresser ", a t’il confié. Profitant de la trêve, il a pu rentrer en Argentine pour terminer l’année avec sa famille à Monteros.
"La vie est là-bas tranquille. Au début ça a été difficile de s’adapter à cause de la langue mais j’ai réussi à m’intégrer à l’équipe avec laquelle j’ai joué 14 matches. Le contrat stipule que si après avoir terminé la saison, j’ai participé à 28 rencontres, ils augmenteront mon salaire", nous dit l’idole de Lorient. Le footballeur de 28 ans a échangé le froid européen pour la chaleur de sa famille et de ses amis. C’est que 2009 sera inoubliable et la meilleure façon de la terminer est d’être avec les siens.

Le "Grand Chef" a accompli son rêve, mais veut maintenant plus
A mesure que l’on s’éloigne du vieux continent la carte postale d’une vie où l’on apprécie les choses simple prend forme. Ici en France, Franco Sosa a tout sauf la petite troupe de ses proches qu’il n’a jamais voulu abandonner dans son Monteros natal. La fatigue du long voyage depuis l’Europe, avec un rapide passage à Jujuy où vivent ses beaux-parents ne nous a pas empêché de retrouver le vrai Sosa.
Le désir de prendre dans ses bras ses amis et de donner des baisers à sa mère l’ont ramené à son enfance lorsque le football professionnel n’était qu’un rêve qui planait dans sa tête. Aujourd’hui après son énorme passage au Racing, Sosa est devenu le cacique (grand chef) de Lorient qui joue depuis plusieurs saisons parmi l’élite, mais qui, depuis son arrivée, a fait un bon spectaculaire au classement.
"on veut toujours progresser et jouer en Europe. Ma venue en France a été décidée très rapidement. Il a fallu quatre mois à compter du premier contact avec le représentant du club, et je peux dire que j’ai réalisé mon rêve" a déclaré Franco qui est maintenant habitué à la langue française et qui partage ses heures d’entraînement avec ses collègues de Zambie, d’Algérie, du Mali et bien sûr de France.
S’adapter à un nouveau championnat n’a pas été un problème pour lui. "Depuis que j’ai été titulaire j’ai marqué trois buts et manqué un pénalty. Mais au début j’ai eu du mal à m’adapter à la langue sur les terrains" dit-il.
Il n’oublie pas le Racing. "je regarde sur Internet. Je suis aussi les matches de l’Atlético San Martin et je ne passe pas un jour sans lire la Gaceta !".
Avec trois années de contrat Sosa espère poursuivre sa progression en Europe. "Nous sommes actuellement septièmes et proches des places qui permettent de jouer en ligue européenne. Si nous réussissions, ce serait presque comme gagner le titre mondial !" se réjouit-il en s’imaginant à l’avenir briller dans un club en Espagne ou en Angleterre.
"Les empanadas (chaussons à la viande) font fureur parmi mes collègues !"
"On ne trouve pas de viande pour le barbecue à Lorient. On y mange beaucoup de poisson, et moi je n’aime pas trop ca !" confit Franco Sosa décrivant une partie du menu plutôt étrange dans sa nouvelle vie en France.
Mais les habitudes régionales ne sont jamais loin ! "En novembre dernier, quand nous avons célébré le premier anniversaire de mon fils, mon épouse a appris à faire des empanadas au téléphone. Ma mère lui a passé la recette, et avec la femme de Peñalba, elles en ont fait 200. C’est un plat très riche mais tout est parti en cinq minutes ! C’est pourquoi j’ai du en apporter 500 au club pour en donner à tous mes coéquipiers" sourit Sosa.
"On ne peut pas comparer le cout de la vie ici et là-bas"
La maison de Franco Sosa est à côté de l’Océan Atlantique qui baigne les côtes de Lorient, une petite ville mais avec toutes les commodités. En ces temps où le peso argentin court après l’euro, Franco Sosa apporte sa vision sur le cout de la vie, "la vie n’est pas chère, par contre si tu te mets à acheter avec l’argent argentin, t’es mort. Une femme de ménage te coute 10€ de l’heure, tu payes 370€ pour une paire de crampons et un billet pour l’Argentine coute 1700€, presque 10.000 de nos pesos. Mais il ne faut pas faire de comparaisons car ce qu’on gagne équivaut à ce qu’on dépense. Et ici c’est commun d’acheter des choses de marques connues".
Propos recueillis par Carlos Oardi (Redacción LA GACETA)
Photos : Antonio Ferroni